L’Hôpital des nounours : nos infirmières à la rencontre des enfants de l’école Lucie Aubrac

L’Hôpital des nounours : nos infirmières à la rencontre des enfants de l’école Lucie Aubrac

L’Hôpital des nounours s’installe à l’école Lucie Aubrac

Et si, pour découvrir le monde de la santé, les enfants commençaient par emmener leur doudou chez le docteur ?

C’est tout le principe de l’Hôpital des nounours, une initiative aussi ludique que pédagogique à laquelle trois infirmières du Centre de Soins de Nevers ont participé auprès des enfants de maternelle de l’école Lucie Aubrac.

Le vendredi 12 juin 2026, le temps d’une matinée, une salle de l’école a changé de visage. Salle d’attente, espaces de consultation, blouses blanches, stéthoscopes et matériel de soins : tout avait été imaginé pour permettre aux jeunes élèves de découvrir l’univers de la santé dans un environnement familier et rassurant. L’organisation prévue concernait une classe de petite et moyenne section composée de 17 enfants.

Mais ici, pas question pour les enfants de venir consulter eux-mêmes. Les patients du jour étaient leurs nounours et leurs doudous.

Une manière originale de placer les élèves en position d’accompagnants et de leur permettre d’observer les gestes des professionnels de santé avec davantage de distance.

Le principe de l’Hôpital des nounours est également employé ailleurs en France pour familiariser les jeunes enfants avec les soins et transmettre des messages de prévention. Patient CHU Nîmes

Des enfants préparés pendant plusieurs semaines

Cette matinée n’était pas une activité isolée.

En classe, les enfants avaient été préparés en amont par leur enseignante dans le cadre d’un travail autour de la découverte du corps humain, de la santé, de l’hygiène et de la prévention.

Le projet s’intégrait ainsi directement aux apprentissages de l’école maternelle.

Parmi les objectifs pédagogiques figuraient notamment la capacité à désigner différentes parties du corps, à représenter le corps humain, à reconnaître certaines situations dangereuses de la vie quotidienne et à comprendre comment adopter un comportement prudent. Les enfants avaient également travaillé sur la capacité à donner l’alerte à un adulte face à une situation nécessitant de l’aide.

L’Hôpital des nounours arrivait donc à la fin de cette séquence d’apprentissage.

Après avoir parlé du corps et des risques en classe, les enfants pouvaient désormais mettre des images, des objets, des gestes et des personnes sur les notions découvertes avec leur maîtresse.

Trois infirmières du Centre de Soins de Nevers mobilisées

Pour donner vie à cet hôpital un peu particulier, trois infirmières du Centre de Soins de Nevers ont participé à la matinée.

Le scénario avait été soigneusement préparé.

À leur arrivée, blouse blanche et stéthoscope permettaient immédiatement aux enfants d’identifier les professionnelles de santé. Les documents préparatoires prévoyaient même des badges associant la fonction de « docteur » au prénom de chaque professionnel, afin de rendre les rôles facilement compréhensibles à l’échelle d’un enfant.

Après l’installation des espaces de soins, les professionnelles sont venues se présenter dans la classe avant le début des consultations.

Cette première rencontre avait son importance : avant de découvrir le matériel ou les gestes, les enfants pouvaient mettre un visage sur les personnes qui allaient prendre soin de leurs précieux compagnons.

L’approche reposait avant tout sur l’échange.

À cet âge, chaque geste mérite une explication simple. Les documents préparatoires insistaient d’ailleurs sur la nécessité de verbaliser les actions et, lorsque nécessaire, de reformuler les paroles des enfants afin de favoriser leur compréhension et l’acquisition du langage.

Quand les doudous deviennent des patients

Le dispositif repose sur une idée particulièrement accessible aux jeunes enfants : ce n’est pas l’enfant qui est malade, c’est son nounours.

Avant le jour J, chaque élève avait ainsi préparé son patient.

Qui est-il ? Quel âge a-t-il ? Où a-t-il mal ? Que lui est-il arrivé ?

Un véritable carnet de santé du nounours accompagnait chaque peluche pendant l’expérience.

Le document conçu pour l’opération invitait notamment les enfants à présenter leur nounours, indiquer son âge, sa taille ou son poids, le dessiner puis montrer la partie de son corps qui lui faisait mal.

Cette inversion des rôles change beaucoup de choses pour un jeune enfant.

Celui-ci n’attend pas qu’un professionnel s’occupe de lui : il accompagne son doudou. Il peut regarder, écouter, poser des questions et participer à l’histoire.

Une consultation médicale potentiellement abstraite devient ainsi une situation de jeu concrète.

Un véritable parcours de soins à hauteur d’enfant

L’organisation prévue avait été pensée pour se rapprocher, de façon très simplifiée, d’un véritable parcours de soins.

Une salle d’attente et quatre espaces de soins devaient être installés. Le trajet entre la classe et la salle dédiée était lui-même balisé pour aider les enfants à entrer progressivement dans l’univers de l’Hôpital des nounours.

Les élèves ont participé par petits groupes, avec des rotations prévues toutes les vingt minutes entre 9 h 30 et 10 h 50.

Cette organisation permettait de préserver un temps d’échange avec chacun.

Un carnet de santé pour chaque nounours

Pas d’hôpital sans dossier du patient !

Chaque enfant disposait donc du carnet de santé de son nounours, commencé en classe puis poursuivi pendant son passage auprès des professionnels.

Ce carnet constituait le fil conducteur de toute l’expérience.

Les premières pages permettaient de présenter le nounours et ses caractéristiques. Une autre partie aidait l’enfant à montrer l’endroit où son compagnon avait mal : tête, yeux, oreilles, dents, bouche, gorge, nez, jambe, bras, ventre, pieds ou dos étaient représentés à l’aide de pictogrammes particulièrement adaptés aux jeunes élèves.

Une échelle visuelle permettait également d’exprimer une douleur allant de « un peu mal » à « très mal ».

Les pages suivantes étaient consacrées à l’examen, aux soins et à l’ordonnance. Enfin, lorsque le nounours allait mieux, une place était prévue pour coller sa photo.

Derrière son apparence ludique, ce carnet donnait donc aux enfants des supports très concrets pour mettre des mots sur le corps, la douleur et les soins.

Des consultations adaptées aux petits

Une fois le doudou installé, place à l’examen.

L’enfant pouvait expliquer ce qui était arrivé à son nounours tandis que les professionnelles l’accompagnaient dans son récit.

Le dossier de préparation donnait une consigne importante aux soignants : verbaliser les actions réalisées.

Observer, toucher, expliquer, reformuler : l’objectif n’était évidemment pas d’effectuer une véritable consultation médicale, mais de permettre aux enfants de comprendre ce que fait un professionnel lorsqu’il examine un patient.

Le jeu devenait ainsi un support de dialogue.

Découvrir les gestes et le matériel des soignants

Pour rendre l’expérience encore plus concrète, différents objets associés aux soins avaient été prévus : pansements, compresses, bandages, thermomètre, stéthoscope, tensiomètre, seringue ou encore garrot élastique.

Des objets que les enfants ont peut-être déjà aperçus dans un cabinet médical, au Centre de Soins ou lors d’une précédente prise en charge, mais qu’ils ne savent pas nécessairement identifier.

Dans l’Hôpital des nounours, le matériel change de statut.

Il devient possible de l’observer dans un contexte pédagogique, avec les explications d’un professionnel.

Pourquoi utilise-t-on un stéthoscope ? À quoi sert un thermomètre ? Comment protège-t-on une petite blessure ?

L’enfant peut ainsi associer progressivement un objet, un geste et sa fonction.

Cette approche correspond au principe même des Hôpitaux des nounours : montrer et expliquer les gestes médicaux de manière accessible, en utilisant la peluche comme intermédiaire entre le professionnel et l’enfant. hdnlyon.univ-lyon1.fr

Apprendre à parler du corps et de la douleur

« Où ton nounours a-t-il mal ? »

Derrière cette question très simple se cache un apprentissage essentiel : savoir identifier et nommer une partie du corps.

C’était précisément l’un des objectifs du travail réalisé par la classe avant l’intervention.

Le carnet de santé utilisé pendant l’opération prolongeait cet apprentissage grâce à ses représentations visuelles du corps et de différentes zones pouvant être douloureuses.

L’enfant devait observer son doudou, raconter ce qui lui était arrivé et transmettre des informations au professionnel.

Autrement dit, il devait apprendre à expliquer une situation.

Pour des enfants de petite et moyenne section, l’exercice permet de mobiliser simultanément le vocabulaire du corps, l’expression orale, l’écoute et la compréhension.

Et parce que le patient est un nounours, l’apprentissage conserve toute sa dimension de jeu.

Dédramatiser les soins et la « blouse blanche »

L’un des grands objectifs annoncés du projet était aussi de réduire l’appréhension associée à la blouse blanche et de dédramatiser les soins.

Pour un jeune enfant, l’univers médical peut être impressionnant.

Certains objets sont inconnus. Les professionnels portent parfois une tenue inhabituelle. Une consultation peut impliquer d’être touché, ausculté ou interrogé dans un environnement que l’enfant ne connaît pas.

L’Hôpital des nounours permet d’aborder cet univers dans un contexte complètement différent.

Cette fois, l’enfant n’est pas celui que l’on examine : il accompagne, il observe, il explique.

Et surtout, il voit que son nounours peut être examiné puis soigné.

Cette démarche de familiarisation avec le monde médical est au cœur d’autres opérations françaises de l’Hôpital des nounours, qui utilisent elles aussi le jeu pour rendre l’environnement de soins plus compréhensible et transmettre des messages de prévention.

Faire de la prévention dès la maternelle

L’opération allait cependant bien au-delà de la découverte du métier d’infirmier.

Elle s’inscrivait dans une démarche plus large d’éducation et de prévention en santé.

Pendant les semaines précédentes, les élèves avaient notamment appris à identifier des situations domestiques dangereuses, à reconnaître les risques associés à certains dangers et à chercher des solutions pour s’en protéger.

Ils avaient également travaillé sur un réflexe fondamental : prévenir un adulte lorsqu’une situation le nécessite.

La rencontre avec des professionnels du Centre de Soins permettait de donner une dimension concrète à ces apprentissages.

La prévention ne consiste pas seulement à connaître des interdictions. Pour être comprise par les plus jeunes, elle doit être expliquée avec des mots et des situations adaptés à leur âge.

Le jeu, les pictogrammes, le doudou et la mise en situation constituent ici autant de supports permettant de rendre des notions parfois abstraites beaucoup plus accessibles.

Une action qui donne du sens aux apprentissages réalisés en classe

La force de ce projet résidait également dans sa continuité.

Avant l’Hôpital des nounours, l’enseignante avait préparé les enfants et commencé avec eux le carnet de santé de leur compagnon.

Pendant la matinée, les élèves pouvaient mobiliser ce qu’ils avaient appris en accompagnant leur nounours dans son parcours de soins.

Après l’intervention, le projet devait de nouveau être exploité en classe.

Le dossier prévoyait notamment qu’une photo soit prise à la fin du parcours afin de rejoindre le carnet de santé du nounours. Cette image devait ensuite servir de support de langage et participer à l’évaluation pédagogique de l’opération avec l’enseignante.

La page finale du carnet résume d’ailleurs parfaitement l’histoire : « Nounours va mieux », avant d’inviter l’enfant à y coller sa photo.

Le souvenir de cette matinée pouvait donc devenir lui-même un outil pédagogique.

Une mobilisation collective autour des enfants

L’Hôpital des nounours reposait enfin sur un véritable travail collectif.

Aux côtés des trois professionnelles du Centre de Soins de Nevers, le dispositif prévoyait la participation d’une kinésithérapeute également parent d’élève, de l’enseignante, de l’ATSEM, de l’AESH et d’un service civique. Les rôles avaient été répartis entre accompagnement des enfants, organisation des groupes, accueil en salle d’attente et suivi de la matinée.

Une attention particulière avait également été prévue pour permettre l’accompagnement d’élèves ayant des besoins éducatifs particuliers.

Cette organisation montre toute l’importance de la coopération entre les équipes éducatives et les professionnels mobilisés autour d’une action de prévention.

Le Centre de Soins de Nevers, acteur de la prévention au plus près des habitants

Pour nous, au Centre de Soins de Nevers, participer à ce type d’action permet aussi d’aller à la rencontre des habitants autrement.

Le soin ne commence pas nécessairement au moment où apparaît un problème de santé.

Informer, expliquer et sensibiliser font aussi partie d’une démarche de prévention.

À l’école Lucie Aubrac, cette mission a pris une forme particulièrement adaptée aux plus jeunes : des nounours à examiner, des petits bobos à raconter, du matériel à découvrir et des professionnels disponibles pour expliquer leur métier avec des mots simples.

Une matinée différente du quotidien de nos infirmières, mais pleinement tournée vers la santé et la prévention.

Et pour nos jeunes accompagnateurs de patients, une première découverte du monde du soin dans un cadre où l’imaginaire et l’apprentissage pouvaient avancer main dans la main.

FAQ : l’Hôpital des nounours à l’école

Qu’est-ce que l’Hôpital des nounours ?

L’Hôpital des nounours est une action pédagogique qui permet aux enfants de découvrir l’univers des soins en accompagnant leur peluche dans un parcours médical fictif. L’objectif est notamment de rendre cet univers plus compréhensible et de transmettre des notions de santé et de prévention.

Quel était le rôle du Centre de Soins de Nevers ?

Trois infirmières du Centre de Soins de Nevers étaient mobilisées pour participer à l’Hôpital des nounours organisé à l’école Lucie Aubrac et prendre en charge les « patients » dans les espaces de soins prévus à cet effet.

Quels enfants ont participé à l’opération ?

Le projet concernait une classe de petite et moyenne section de maternelle, composée de 5 élèves de petite section et 12 de moyenne section selon le document d’organisation.

Pourquoi les enfants viennent-ils avec leur doudou ?

Le doudou devient le patient. L’enfant peut ainsi accompagner sa peluche, expliquer ce qui lui est arrivé et observer les soins sans être lui-même placé dans la situation du patient. Ce principe est au cœur du concept de l’Hôpital des nounours.

À quoi servait le carnet de santé du nounours ?

Il permettait de présenter le nounours, d’indiquer différentes informations le concernant, de localiser sa douleur puis de conserver une trace de son parcours et des soins. Une place était également réservée à sa photo après sa « guérison ».

Quels étaient les objectifs pédagogiques ?

Le projet devait notamment aider les enfants à nommer les parties du corps, découvrir la santé et l’hygiène, identifier certains dangers domestiques, apprendre à adopter des comportements prudents et rencontrer des professionnels de santé.

Pourquoi présenter les professionnels en blouse blanche ?

Le dossier pédagogique identifie explicitement la réduction de l’angoisse liée à l’effet « blouse blanche » et la dédramatisation des soins parmi les objectifs de l’opération. La blouse est donc intégrée à la mise en situation plutôt qu’évitée.

Conclusion

Avec l’Hôpital des nounours à l’école Lucie Aubrac, la santé s’est invitée en maternelle sous une forme ludique et accessible.

Préparés en classe pendant plusieurs semaines, les enfants ont pu accompagner leur doudou dans un parcours imaginé pour mettre en pratique leurs apprentissages autour du corps, de la santé, des risques et de la prévention.

Pour les trois infirmières du Centre de Soins de Nevers, cette intervention constituait aussi une belle occasion de rencontrer les plus jeunes en dehors du cadre habituel des soins et de leur faire découvrir leur univers avec simplicité.

Une blouse blanche, un stéthoscope, quelques pansements et, surtout, beaucoup de pédagogie : parfois, il suffit d’un nounours pour commencer à apprivoiser le monde de la santé.

Source de l’image : https://freepik.com

Pour consulter nos autres articles, cliquez ici.

Mars Bleu : Sensibilisation et Dépistage du Cancer Colorectal

Mars Bleu : Sensibilisation et Dépistage du Cancer Colorectal

Introduction

Mars Bleu est une campagne nationale dédiée à la sensibilisation et au dépistage du cancer colorectal. Ce mois est l’occasion de rappeler l’importance du dépistage organisé et de promouvoir des actions de prévention. En France, cette initiative est soutenue par l’Agence Régionale de Santé (ARS) et d’autres organismes de santé publique.


1. Qu’est-ce que Mars Bleu ?

Mars Bleu est l’équivalent du célèbre « Octobre Rose » pour le cancer du sein, mais dédié au cancer colorectal. Pendant tout le mois de mars, des événements sont organisés pour informer le public et inciter au dépistage précoce.

1.1 Objectifs de la campagne

  • Sensibiliser la population au cancer colorectal.
  • Promouvoir l’importance du dépistage précoce.
  • Encourager la pratique d’une activité physique pour réduire les risques.

1.2 Pourquoi le cancer colorectal est une priorité ?

Le cancer colorectal est l’un des cancers les plus fréquents en France :

  • 47 500 nouveaux cas détectés chaque année.
  • 2ème cancer le plus mortel chez la femme.
  • 3ème cancer le plus mortel chez l’homme.
  • Pourtant, lorsqu’il est détecté tôt, il peut être guéri dans 9 cas sur 10.

2. Le dépistage du cancer colorectal

2.1 Un test simple et efficace

Le dépistage repose sur un test immunologique qui détecte la présence de sang dans les selles. Il est :

  • Gratuit (pris en charge à 100 % par l’Assurance Maladie).
  • À faire chez soi avec un kit envoyé par courrier ou disponible en pharmacie.
  • Rapide : un seul prélèvement nécessaire.

2.2 Qui est concerné ?

Le dépistage est recommandé pour les hommes et femmes de 50 à 74 ans, tous les deux ans.

2.3 Comment se procurer le test ?

  • Demande auprès de son médecin traitant ou pharmacien.
  • Via le site officiel monkit.depistage-colorectal.fr.

3. Le Défi Connecté Mars Bleu 2025

En 2025, un défi connecté est organisé pour inciter à la prévention par l’activité physique.

3.1 Comment ça fonctionne ?

Le défi se déroule sur trois semaines et est accessible via l’application Kiplin. Les participants forment des équipes et accumulent des points grâce à :
✔ Nombre de pas effectués (marche, course, danse).
✔ Défis et quizz sur le dépistage du cancer.

3.2 Objectifs du défi

  • Encourager l’activité physique qui réduit le risque de cancer.
  • Sensibiliser de manière ludique grâce à des défis et quizz.
  • Créer un mouvement collectif pour la prévention du cancer.

3.3 Calendrier du défi

  • Début du défi : 12 mars 2025
  • Fin des inscriptions : 31 mars 2025
  • Fin du défi : 2 avril 2025

4. Pourquoi participer à Mars Bleu ?

4.1 Bénéfices du dépistage précoce

Un cancer détecté tôt est plus facile à soigner et permet d’éviter des traitements lourds.

4.2 L’importance de l’activité physique

Pratiquer une activité régulière réduit le risque de développer un cancer colorectal.

4.3 Un engagement collectif

Mars Bleu est une initiative nationale qui mobilise les citoyens, les professionnels de santé et les associations.


FAQ : Vos questions sur Mars Bleu et le Dépistage

1. Pourquoi le cancer colorectal est-il si dangereux ?

Il est souvent détecté trop tard, d’où l’importance du dépistage régulier dès 50 ans.

2. Le test est-il douloureux ?

Non, il suffit de prélever un échantillon de selles avec un kit prévu à cet effet.

3. Où puis-je récupérer mon test de dépistage ?

En pharmacie, chez votre médecin ou sur monkit.depistage-colorectal.fr.

4. Qui peut participer au Défi Connecté Mars Bleu ?

Tout le monde, sans restriction d’âge, peut s’inscrire via l’application Kiplin.

5. Quels sont les bénéfices de l’activité physique ?

Elle réduit le risque de cancer et améliore la santé globale.

6. Comment soutenir Mars Bleu ?

Participez aux événements, parlez du dépistage autour de vous et rejoignez le Défi Connecté.


Conclusion

Mars Bleu est une occasion unique de parler d’un sujet de santé publique essentiel. La prévention et le dépistage sont les meilleures armes contre le cancer colorectal. En participant au Défi Connecté Mars Bleu 2025, chacun peut agir pour sa santé tout en s’amusant.

ℹ️ Pour plus d’informations : www.depistagecanceraura.fr

🚀 Rejoignez le Défi Connecté avec Kiplin et le code : CRCDCMARSBLEU

Source de l’image : https://freepik.com

Pour consulter nos autres articles, cliquez ici.

Le Diabète en France : Une Progression Inquiétante

Le Diabète en France : Une Progression Inquiétante

Le diabète, maladie métabolique caractérisée par une hyperglycémie chronique, continue de progresser en France. Selon les données récentes de Santé publique France, publiées le 14 novembre 2024, cette tendance à la hausse persiste, soulevant des préoccupations majeures en matière de santé publique.

Prévalence du Diabète en 2024

En 2024, la prévalence du diabète traité pharmacologiquement en France a atteint 6,0 % de la population, soit environ 4 millions de personnes. Cette augmentation par rapport aux années précédentes reflète une tendance constante à la hausse depuis plus d’une décennie.

Disparités Régionales et Socioéconomiques

Les données révèlent des disparités significatives selon les régions et les niveaux socioéconomiques. Les départements d’outre-mer, notamment la Réunion et la Guadeloupe, affichent des taux de prévalence nettement supérieurs à la moyenne nationale. De plus, les zones urbaines défavorisées, comme la Seine-Saint-Denis, sont particulièrement touchées. Ces disparités soulignent l’importance de stratégies de prévention ciblées et adaptées aux spécificités locales.

Facteurs Contribuant à l’Augmentation

Plusieurs facteurs expliquent cette progression du diabète en France. Le vieillissement de la population joue un rôle majeur, le risque de diabète augmentant avec l’âge. Par ailleurs, la prévalence croissante de l’obésité et de la sédentarité contribue significativement à cette tendance. Les habitudes alimentaires déséquilibrées et le manque d’activité physique sont des éléments clés à considérer dans les politiques de santé publique.

Complications Associées au Diabète

Le diabète est associé à de nombreuses complications, notamment cardiovasculaires, rénales et ophtalmologiques. Les données de 2024 indiquent une augmentation des hospitalisations pour infarctus du myocarde et insuffisance rénale chronique chez les personnes diabétiques. Ces complications entraînent une diminution de la qualité de vie et une augmentation des coûts de santé.

Suivi et Prise en Charge des Patients Diabétiques

Malgré les recommandations de la Haute Autorité de Santé, le suivi des patients diabétiques reste insuffisant. En 2024, seulement 60 % des patients ont bénéficié des trois dosages annuels recommandés de l’hémoglobine glyquée (HbA1c). De plus, la réalisation des examens ophtalmologiques et podologiques demeure en deçà des objectifs fixés. Une amélioration du suivi médical est essentielle pour prévenir les complications et améliorer la qualité de vie des patients.

Initiatives de Prévention et Sensibilisation

Face à cette situation préoccupante, Santé publique France a intensifié ses campagnes de sensibilisation. Des programmes visant à promouvoir une alimentation équilibrée et l’activité physique ont été mis en place. De plus, des actions spécifiques sont menées dans les régions les plus touchées pour réduire les disparités et améliorer l’accès aux soins.

Conclusion

La progression continue du diabète en France en 2024 souligne la nécessité d’une mobilisation collective. Des efforts concertés en matière de prévention, de suivi médical et de sensibilisation sont indispensables pour inverser cette tendance et améliorer la santé de la population.

Source de l’image : https://freepik.com

Pour consulter l’article de Santé publique France, cliquez ici.

Pour consulter nos autres articles, cliquez ici.